Jean-Louis Bergère: émotions et histoires sur un fil acoustique/électrique.

500x500-000000-80-0-0Amoureux de la musique, Jean-Louis Bergère est un auteur-compositeur angevin au parcours déjà bien long. Après de nombreuses représentations où il rend hommage à ceux qui l’inspirent le plus tels que Brel, Ferré, ou encore Lou Reed et Neil Young, et quelques albums, l’artiste continue sa route et nous présente son opus « Demain de nuits et de jours », production de 11 titres dans laquelle se croisent diverses émotions et histoires sur un fil acoustique/électrique.

C’est sur « Un jour sans fin » que s’ouvre cet album avec une introduction mélodique intrigante et relativement sombre, puis s’invite l’acoustique d’une guitare en complément. Cette longue partie instrumentale débouche sur une voix délicate, naturelle et assez rassurante, chantant en français des mots des vrais et justes. Quelques petits ajouts qui viennent se greffer à la mélodie pour donner du relief. Un titre qui nous effleure gentiment.

On poursuit la lecture de l’album avec « Long courrier ». Une mélodie un peu plus joyeuse prend place. Le texte est vraiment intéressant, Jean-Louis Bergère a l’art et la manière d’écrire de beaux textes poétiques. Une jolie voix féminine vient enrichir le ton plutôt monocorde de l’interprète, le tout pour un très beau duo.« Atlantic Drive » nous tire de l’atmosphère songeuse pour une chanson bien plus rock. La mélodie est sympa; avec la recette batterie/synthés/ guitares. On perçoit une influence de Bashung ici. Les musiciens nous délivrent beaucoup de variations mélodiques, trop peut-être même, car nous aurions vite fait de nous y perdre.« Les roches brunes » nous ramène tranquillement sur le fil acoustique, voire folk. L’ambiance est plus mélancolique, la partie instrumentale du milieu est très belle. Un excellent titre, court, en toute simplicité à écouter au coin du feu. Une ambiance intimiste qu’on retrouvera plus tard dans le huitième titre « A l’envers du monde ». Après cette pause, on repart sur un morceau plus complexe, « Demain de nuits et de jours ». Un titre où il y a de la recherche, il faut le reconnaître, avec un rythme plus entraînant. Une distorsion musicale agrippe l’oreille, malheureusement, le reste du morceau part un peu dans tous les sens, du coup, on ne sait où donner de la tète.Mais comme toujours, Jean-Louis Bergère se rattrape et nous le montre avec la sixième chanson « Rien ne nous sera épargné ». Paradoxalement au titre, l’ensemble est sobre, avec une mélodie relativement minimaliste qui met en avant le texte. Le morceau est saisissant et tout simplement beau.
« Tout ce qui nous protège » offre de nouveau un son très rock pour ce septième titre. Dans la lignée des plus grands de la chansons françaises, on peut le dire. C’est très réussi. ça donne un nouveau souffle à l’album . ça monte progressivement en puissance avant de finir en suspend. Du rock qu’on retrouvera dans le dixième titre « Les Distances » où il y a également de très bon passages dans ce registre, et une retombée. On y entend aussi des textes mi parlés , mi chantés, formule efficace surtout avec sa voix. Par contre on remarque que la voix a tendance à perdre de son éclat et d’assurance , elle devient même fragile quand elle monte en puissance.
Pour le dernier morceau « 
Dans le couloir » sont de nouveaux présents les effets synthétiques qu’on avait pu déjà entendre dans le neuvième titre « Dans mes bras ». Tout se finit sur cette musique qui nous laisse presque en apesanteur. Très légère et discrète, elle termine en beauté l’album.

En résumé, dans cet album, il y a du très bon et du moins bon. Parfois trop longues, certaines chansons sont assez lourdes à écouter. En revanche, d’autres excellents morceaux sortent du lot et apportent du relief à cet opus. On retiendra également l’écriture de Jean-Louis Bergère qui est pour sur son point fort, surtout quand elle est mise en valeur par les musiciens.

Écoutez « Demain de nuits et de jours » sur deezer.

Retrouvez Jean-Louis Bergère sur son site.

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