Praha, spontané, sensible et naturel

PrahaL’automne déloge petit à petit l’été, on troque nos tenues légères contre des vêtements plus douillets et chauds. C’est la bonne occasion pour nous de vous présenter Praha. Sous ce nom d’emprunt rendant hommage à la capitale de la république tchèque se cache Arnaud Robinet, porteur de ce projet musical, et avant tout musicien autodidacte. Au milieu des années 90, il commence comme guitariste au sein de différents groupes Angevin, puis quelques années plus tard vient Londres ; « l’aventure anglaise » comme il le dit si bien et où il aura l’occasion de jouer en tant que bassiste dans de nombreux groupes de la scène indépendante londonienne.
Il revient en 2003, en France, pour se consacrer à ses propres compositions, sa propre musique. C’est finalement en 2008 que Praha voit le jour, Léa Juchet et son violon venant accompagner les compositions d’Arnaud. Ils seront rejoints par Christian Duperray à la basse et Yves Lepan à la batterie. Des musiciens qui ont leur grande importance que ce soit au niveau scénique ou encore en studio pour la sortie du 1er album intitulé « Horizons amovibles v1​.​0​.​0 ». Sorti en juin 2013 et composé de 11 titres, cet opus nous introduit avec délicatesse dans l’univers savoureux de Praha.

Dans cet album, Praha nous parle d’amour à travers de belles ballades romantiques entre folk pop et rock intimiste. Des textes forts, pouvant nous rappeler la belle plume de Baudelaire, Rimbaud ou encore Apollinaire, sont soulignés par des mélodies légères et aériennes comme dans la troisième chanson « Te souviens-tu ». L’ensemble est poétique, imagé, harmonieux. Il impose et dessine, au fil du temps, une suite logique avec des décors, des personnages, des situations, toujours en accord avec la musique. « Horizons amovibles v1.0.0 » porte bien son nom car nous avons bel et bien à faire ici à des horizons et des influences changeants avec un paradoxe entre le folk classique qui tend à évoluer comme dans «La Garde-robe » ou encore « Sentinelle du soir » et un rock plus affirmé avec un fil psychédélique dans les chansons « Tu t’enfuis »  et « Histoire de » . La chanson « Echo magicien » marquera, quant à elle, le paradoxe prédominant de ces deux univers avec une guitare électrique bien rock’n’roll et une guitare acoustique plus folk.

Comme toute bonne production, certaines chansons sortent du lot et apportent une vraie dynamique à l’écoute en nous montrant toutes les couleurs qui illuminent l’univers de Praha. « Hotêl Lynch », le quatrième titre, plus mystérieux, avec des effets pop, fait preuve d’une recherche mélodique parfaite et taillée sur mesure. « Délicieux Sortilège » , le 8ème titre, vous attrapera l’oreille, par son côté dansant un peu reggae/rock et des bruitages sympathiques. L’optimisme et la joie qui se dégage de la dixième chanson, « Je n’ai pas vu le temps », vous fera valser rapidement, en nous rappelant Brel. Et pour finir, « Oh my Lady Jane » , clôturera cet œuvre en beauté avec une jolie ballade folk rock, résumant ainsi l’esprit de cet album.

Mais que serait les textes de Praha sans sa voix ?! Une voix des plus spontanée, sensible et naturelle, en totale harmonie avec les instruments. Une voix qui ressemble étonnement à celle de Florent Pagny dans certaines chansons comme « Tu t’enfuis » ou « Du vide » .

Ainsi,  Praha nous montre ses talents d’auteur, compositeur et interprète. Romantique au premier sens du terme, il va au-delà de faire rimer « amour » avec toujours, et assemble les mots et les notes à la perfection pour un album de grande qualité.

http://www.praha-music.com/

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