Jack’s On Fire : « Un tournant, c’est beaucoup dire, on verra quand on y sera. »

Jack’s On Fire est un jeune groupe tout droit venu de Lille. Composée par Vincent, Guillaume et Claud’, la formation a déjà su se faire remarquer auprès de leur public mais également par les professionnels de la scène parisienne. En juin dernier, ils sont sélectionnés pour la finale du concours « Rock the Gibus », tremplin qui leur permettra de jouer à l’Olympia en 2014.

Une belle ascension et une belle victoire pour ce groupe rock indépendant à qui nous avons eu la chance de pouvoir poser quelques questions sur toute l’aventure Jack’s On Fire.

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Salut les Jack’s On Fire ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Yo ! Bah écoutez, on est 3, Vincent Lion à la guitare et au chant, Guillaume Métier à la batterie et Claud’ Pouly à la basse et au chant. Formation donc plutôt minimaliste, avec deux chanteurs.

Dites-nous tout, pourquoi ce nom ? Parce que ça sonne bien, non ? Et puis, ça donne l’image d’un groupe énergique et motivé, ce qu’on pense être. Ce sont les deux raisons principales.

Votre truc c’est le bon rock garage indépendant voire punk rock, alors quelles sont vos influences musicales, vos références en matière de musique ? On n’a pas cherché cette assimilation avec le garage ou même le punk, on a dû se démerder pour faire du bruit en étant simplement trois, même deux à la base, et je pense que c’est comme ça que s’est dessiné notre style. Aujourd’hui, je nous trouve assez proches des Libertines, des Clash ou des Vines (leur côté rock), du moins dans l’esprit, avec quelque chose des Ramones et de Joan Jett.

« 29 juin, jour à marquer au fer rouge pour les Jack’s on fire. En effet, ils remportent à nouveau la sélection et décrochent un ticket pour l’Olympia … ». D’après ce que peut lire dans votre biographie, cette victoire est vraiment un tournant pour votre groupe ? Un tournant, c’est beaucoup dire, on verra quand on y sera. Beaucoup de groupes sont passés par là, sans qu’on entende pour autant parler d’eux. Mais lorsqu’on a gagné la demi-finale, c’est vrai que ça nous a fait quelque chose. Encore en mai, on n’avait jamais fait de live, autant dire qu’on n’existait pas, et qu’on n’avait aucune crédibilité. On a fait notre deuxième, puis notre quatrième concert au Gibus Club, et grâce au concours « Rock the Gibus », on a pu voir qu’il était possible que des professionnels acceptent de nous faire confiance. Ça nous donne du courage.

À votre avis, qu’est-ce qui a fait que lors de cette soirée ça a été Jack’s On Fire plus que d’autres ? Euh… on était le groupe le plus « rock », me semble-t-il. Les jurés sont venus nous expliquer que nos chansons étaient plus accrocheuses que celles des autres, mais il faut garder les pieds sur terre : un boulot monstre nous attend. Sur place, on a rencontré d’autres musiciens, vraiment impressionnants, et qu’on estime beaucoup. Les Mystified, par exemple, sont géniaux. Ils auraient aussi mérité de gagner. On a peut-être remporté l’étape grâce à tous les porte-bonheurs qu’on avait sur nous, qui sait…

Vous êtes trois, vous venez de Lille, votre formation est vraiment solide depuis 2012. L’Olympia dans le viseur quand on est un jeune groupe, ça procure quel(s) sentiment(s) ? Ça nous fait bizarre. On ne réalise pas trop. Ça nous donne un objectif à atteindre, et par conséquent une force de travail. Et, en cela, c’est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Mais cela ne veut pas dire que tout est joué, très loin de là. Le plus gros reste à faire.

Un single deux titres prévu à l’automne. Vous pouvez nous en parler de cette production ?On va le financer nous-mêmes, pour pouvoir promouvoir notre musique sur internet (bandcamp, facebook etc), car pour l’instant on n’a pas assez de morceaux à proposer à l’auditeur. Je pense que ça se fera plutôt cet hiver, ou même après, parce qu’il vaut mieux laisser passer du temps et être vraiment prêts. C’est quand même un gros investissement. Et puis, un studio de Lille nous a enregistrés gratuitement il y a peu, ça nous fera deux démos à faire écouter en entendant.

Un single, l’Olympia certainement en 2014, que de beaux projets ! Vous en avez d’autres à venir ? Des projets, on en a beaucoup ! Mais on n’a pas forcément le temps et les moyens de tous les concrétiser. On adorerait tourner un clip, mais ça ne sera sûrement pas pour tout de suite. On va surtout continuer de composer de manière à agrandir notre setlist live, et à pouvoir faire des concerts plus conséquents. Pour les mois à venir, il ne faut rechigner devant aucune date, car nous avons besoin de prendre de l’expérience.

Bon cela paraît évident, mais sait-on jamais, alors que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ? Qu’on puisse faire de la musique qu’on aime, ensemble, encore longtemps. Et qu’on parvienne à en faire notre métier un jour. Il ne faut pas lâcher ses rêves.

Une dernière chose à dire ? « Tu es rapide, mais… es-tu résistant ? »

Remarqués par l’association lilloise VNYL, Jack’s On Fire dégagent beaucoup de dynamisme et d’énergie communicative. Le groupe a un côté très décalé et déjanté punk/rock’n roll venu des années 70 avec de bonnes influences comme The Clash. Une particularité que l’on retrouve dans leur titre « Get Out hte Way » ou encore, sorti plus récemment, « Fire » sombre et lumineux à la fois.

Jack’s On Fire s’illustrent également dans des styles un peu différents comme ils ont pu nous le montrer avec leurs reprises de « Love Me Tender » (Elvis Presley) ou encore « You know I’m no good » (Amy Winehouse) qu’ils arrangent à leur façon montrant ainsi toutes leurs qualités et leur potentiel. On remarque également que la chanteuse n’a rien à envier aux chanteuses sur-médiatisées avec son timbre de voix très particulier.

Bref un groupe à suivre !

http://www.facebook.com/pages/Jacks-On-Fire/207490892650476

http://jacksonfire.bandcamp.com/

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