Claudio Capeo et leur « Miss Mondo »

Claudio Capéo. jpgCe nom vous dit peut-être quelque chose, même dans vos lointains souvenirs…

Formés en 2008 et lauréat du tremplin RTL2 en 2009, les capéo’s ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin et entament une tournée  aux quatre coins de la France pour répandre leur bonne humeur et promouvoir leur premier album « El Vagabond », sorti en février 2010. Ils ont notamment joué au Festival les Artefacts , le premier grand festival consacré aux musiques actuelles dans la région Alsace mais également au Festival les décibulles et à la Foire aux Vins de Colmar en première partie de Yannick Noah. De fil en aiguille, en 2011, le groupe se retrouve à défendre son interprétation de la  « 40ème symphonie de Mozart » sur France 2 lors de l’émission en prime time : La Grande Battle , animé par Nagui et Jean-François Zygel.
Mais Claudio Capéo n’oublie pas de composer et de préparer son deuxième opus « Miss Mondo », qu’il nous présentera fin 2012. Un album que nous vous présentons  à notre tour.

Claudio Capéo nous invite dans son monde dès les premières paroles.  Direction le « Cap’héo », et comme il le chante si bien « le voyage commence ici » . Une guitare acoustique, des cuivres et un accordéon pour donner le rythme. Le tempo jazzy presque bossa nova  est chaleureux et nous fait directement taper du pied.  On retrouve cette touche jazz dans le deuxième titre, « C’est comme si », qu’il mélange parfaitement avec des notes plus reggae. L’ensemble est très dansant, convivial et populaire. Tout comme « Americano », le 5ème titre qui résonne comme un hymne. Capeo nous devient de plus en plus familier, et ce n’est que le début. Il mêle et démêle les styles pour mieux se les approprier et rendre chaque chanson unique. Mais le groupe n’omet pas de rester fidèle à la qualité musicale. En toute subtilité,  « Evacuation », le troisième morceau remet aux goûts du jour des instruments tels que le violon et le saxophone tout en conservant leur authenticité, une authenticité presque traditionnel.  La déclaration « Petite Madame », l’avant dernier titre de l’album, nous le confirmera, dans un style différent, presque vieille France mais toujours aussi entrainant. On retrouve une ambiance intimiste que nous avions pu percevoir avec « Le Botaniste » (3ème) et « Découverte Fantastique » (7ème ) , deux chansons où règnent l’harmonie et la poésie. La première nous invite à fermer les yeux et s’adonner aux rêves accompagnés de guitares, de plusieurs percussions et une nouvelle fois, du violon et de l’accordéon ; sans oublier cette voix très agréable et séduisante qui nous peint ici un tableau rempli de couleurs, de fraicheur et qui tout au long de l’écoute nous porte et nous transporte. La seconde, quant à elle,  nous offre un duo guitare/voix plutôt sympathique avec un texte qui se veut résolument poétique, imagé, presque enfantin sur un air de guitare qui peut nous faire penser à ceux de Brassens.
Le groupe ne manque pas d’imagination, il manie bien les mots et les notes pour le plus grand plaisir de nos oreilles, comme l’atteste la huitième chanson « Daddy’s Boy » très bien construite et d’une grande richesse culturelle. Mais la troupe sait aussi faire preuve de folie et d’humour en interprétant des chansons comme « Charlotte », l’histoire d’une poule qui rêve de devenir une star et qui se fait la malle pour concrétiser son rêve,  ou encore celle de « Jérôme D »  à la fois solennel et jovial pour clôturer ce bel album.

Au fil des années, la joyeuse et talentueuse bande alsacienne, a su conquérir le cœur de l’auditoire en imposant son univers festif et dansant aux multiples sonorités. Du reggae à la pop, en passant par le ska et la chanson française, les cinq acolytes rythmeront, à coup sûr, vos soirées d’été « à la cool » et vous entrainerons dans leur monde atypique.  D’ailleurs, si on restait un petit peu plus longtemps au « Cap’héo » pour profiter au maximum de nos (futures) vacances ?

Pour en savoir plus ou par simple curiosité  :
http://www.claudio-capeo.com/

Ils ont fait cet album :
Chant & accordéon: Claudio Ruccolo // Saxo: Julien Fuchs // Basse: Jonathan Bonzani et Jean-Michel Eblé // Trombone: Valentin Fuchs // Batterie, cajon, shake & grosse caisse: Xavier Zemb // Violon: Colette Cuciz// Guitares: Jérémie Parisi et J-M Eblé// Congas & bongos: Olivier Simon // Trompette: Bernard Münschbach // Chœurs: Fatima et Laloucha Gahlem

Publicités