JIMM : Il y a du rock dans l’air (mais pas que…)

Nous vous présentions son album il y a quelques semaines chez Amalgame Musical, le voici maintenant pour une interview !
Rappelons-le, JIMM c’est un son influencé par les années 90 avec des textes engagés pour la plupart dans lequel l’artiste, originaire de Corrèze mais actuellement sur Paris, met tout son talent et son énergie.
Afin d’en savoir plus sur son parcours, nous avons posé quelques questions à JIMM qui nous raconte son aventure musicale.

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Bonjour, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Alors j’ai 32 ans, Jimm est mon nom de scène. Je suis originaire de Corrèze et j’habite à Paris depuis 2005. Et je viens de sortir mon premier album fin avril !

Te souviens-tu de ton premier rapport avec la musique ? 

Aussi loin que je me souvienne j’ai commencé à écouter de la zik vers 89/90 en regardant le top 50. J’étais tout gamin et j’achetais quelques singles en vinyle, des conneries genre Lagaf, les Vagabonds… Puis en 91 j’ai découvert le rock via Terminator 2 avec « you could be mine » des Guns, ce morceau passait aussi au top 50 d’ailleurs, et j’ai commencé à écouter du rock. Concernant mon premier rapport avec la guitare je m’en souviens très bien, c’était en 6e, mon prof de musique du collège, qui nous faisait écouter beaucoup de rock, nous a joué un morceau à la gratte des Pixies, « Cécilia  Ann », en passant le playback CD derrière. C’est un morceau instrumental de surf music, une vieille reprise géniale. Et là je me suis dit qu’il fallait que je joue de la guitare !

Pourquoi en solo plutôt qu’en groupe ? Ce n’est pas plus difficile de s’imposer ainsi ?

En fait j’ai eu des groupes pendant une dizaine d’années mais pour des raisons géographiques, musicales et de motivation ça a fini par splitter. Ça m’a usé mentalement toutes ces prises de têtes. Je voulais enregistrer un album de rock depuis longtemps, faire la musique que j’aime donc voilà, j’ai composé mes morceaux et fin 2011, j’ai été en studio pour enregistrer 12 titres. Une fois fini j’ai constitué un groupe pour mettre tout ça en live : Joko à la batterie, Lion à la basse et Kaspar à la guitare.

Plus difficile de s’imposer je ne sais pas, mais c’est sûr que niveau démarches c’est plus compliqué et long car je ne peux pas trop diviser le taf à faire. Mais au final ça ne me change pas trop car dans mon ancien groupe c’était déjà moi qui me tapais tout ce travail annexe. Et Jo (le batteur) m’a filé un coup de main sur pas mal de points c’est cool.

Pour ceux qui n’ont pas encore écouté ce que tu fais, dis-nous quel est ton style, tes influences ?

Pour moi c’est du heavy rock, à savoir des gros riffs de grattes parfois métal, avec des solos purement rock. Y a aussi un petit côté punkisant sur certains morceaux, voir même un peu pop par moments. C’est très axé guitares, car je suis un guitariste qui s’est mis au chant par défaut, et non un chanteur qui s’accompagne à la guitare. Coté influences c’est surtout le rock début des années 90 avec Guns’n’Roses, Therapy?, Nirvana,  les albums des Ramones de cette période, le rock français avec TRUST principalement, et des groupes US plus modernes comme Papa Roach, Alter Bridge, Creed. J’écoute beaucoup de blues aussi, ça s’entend probablement dans les solos.

Alors tu composes tes textes et tes musiques, comment ça se passe tout ça quand tu t’y mets ? Où trouves-tu l’inspiration ?

Alors je commence toujours par la musique. En fait je me dis jamais « je m’y mets ».  Je joue de la guitare et de temps à autres je trouve un riff ou une idée. Je développe ça, ensuite j’enregistre toute la partie instrumentale sur mon ordi puis je passe au texte. La partie la plus chiante et compliquée. Des fois ça vient vite, des fois ça met plus de temps.

Est-ce que se dire « qu’on n’est pas le seul à vouloir percer dans le monde de la musique » ça incite à s’appliquer d’avantage ?

Je ne me suis jamais posé cette question. Déjà je suis très perfectionniste à la base. Et quand t’es passionné tu t’impliques et t’appliques forcément, c’est pas une contrainte ou un effort. T’as envie de faire quelque chose de bien, obligatoirement.

Jusqu’où as-tu envie d’aller dans ton projet ? Est-ce que tu envisages une carrière dans la musique ou c’est simplement une passion ?

Le plus loin possible, on verra bien. C’est ma passion bien sûr, j’aimerais en vivre mais c’est chaud, surtout en France où le rock n’est plus du tout à la mode, comme ce fut le cas dans les années 80 et 90. Plus personne n’achète de CD en plus. Il reste les concerts mais quand tu te lances juste, même là c’est compliqué de trouver des dates.

Le 29 avril ton premier album est sorti sur DOOWEET Records, comment s’est fait la rencontre avec ce label ?
En fait DOOWEET s’est créé début 2012, au départ il faisait juste de la promo pour des groupes rock métal. Je suis tombé sur leur site en me baladant sur FB, je les ai mailés, Christophe, le boss a bien aimé donc je suis rentré chez eux. Ensuite cette année ils ont ouvert leur label de distribution, ouvert d’office à leurs groupes, donc voilà l’album est dispo chez eux.

Que peut-on retrouver dans cet album ?

On y retrouve un condensé de la musique que j’écoute : principalement du rock à base de solos de guitares et gros riffs heavy, mais aussi de la surf music avec le titre « le cavalier solitaire », du métal, un peu de punk, de pop et le coté folk avec un titre comme « Celtic ». Beaucoup de morceaux avec un tempo assez rapide !

Tu as déjà 2 clips, un album alors as-tu d’autres projets pour la suite ?

Là dans l’immédiat faire des concerts pour promouvoir l’album.  Je bosse également sur de nouvelles compos, avec comme objectif de sortir le second album vers fin 2014. Un album dans la lignée de celui-ci mais plus rock. Ensuite j’aimerais bien faire un album instrumental de surf music, mais moderne, un peu à l’image du morceau « la cavalier solitaire » dans l’album. Et y a un truc qui me tient à cœur c’est les BO de films, étant à la fois fan d’un certain genre de cinéma et des BO en général. J’ai fait un peu de piano quand j’étais gosse et j’aimerais bien composer un jour de la musique pour l’image. J’ai pas mal de compos en stock d’ailleurs, on peut en écouter certaines sur bandcamp. J’aimerais bien monter un groupe de blues aussi, un jour.

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

On va dire que le projet prenne une bonne tournure, que l’album plaise et qu’on fasse pas mal de concerts

Une dernière chose pour la fin ?

Achetez l’album et venez aux concerts !

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