Outer Rim, le talent de demain

Vous pensez que la musique se meurt? Que c’était mieux avant? Que plus jamais on n’aura de groupe qui en vaut la peine? C‘est vrai, les formations d’aujourd’hui ne feront probablement pas de carrières mythiques à la Rolling Stones ou à la Indochine. Mais pas besoin d’être célèbre pour faire de la bonne musique. En allant fouiller un peu, du bon son, on en a au fond de notre chère France. N’est-ce pas Outer Rim?

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Adrien (chant), Brice (guitare), Victor (batterie), Tony (basse) et Eric (guitare) sont un groupe de Paris, mais ils vont chercher l’inspiration bien plus loin, que ce soit chez les Britanniques ou les Américains. C’est ce que l’on constate avec One Step In, leur premier EP. Quatre titres seulement, mais chacun vaut la peine que l’on s’attarde dessus, car ils sont tous différents.

On a un EP se déclinant en deux parties. Le groupe fait son entrée avec « Game Over » et « Seven Heavens » deux morceaux pop/rock et funky. Le second ne manquera pas de vous rappeler les géniaux Red Hot Chili Peppers pour une agréable ambiance californienne. Ces chansons nous entrainent tout de suite avec leurs élégant riffs accrocheurs et spontanés. Les morceaux sont simples, frais et sautillants. On découvre un chanteur à la voix mélodieuse et claire qui participe à donner un ton joyeux aux morceaux. On retrouve également des cœurs pétillants, l’ingrédient imparable pour accrocher avec plus d’ampleur. L’énergie fait plaisir à voir (enfin, surtout à entendre!).

Changement de ton avec la seconde partie qui nous fait passer dans une ambiance 70’s. « Alice » nous plonge dans la mélancolie. La guitare peut rivaliser avec les riffs des plus belles ballades cultes. De son côté, « Down To The Motel » va flirter avec un ton plus hard rock, puissant et énergique. Les garçons ont très bien saisis la recette qui marche pour ce style de musique. Mais on sent bien la touche personnelle de jeunesse que les acolytes injectent. Ils ont cette capacité à faire du neuf avec du vieux. Ils se sont confectionné une recette rétro sonnant pourtant jeune. Adrien nous montre toute l’étendue de son talent, car il peut chanter d’une voix écorchée, comme il peut délivrer un chant plus sauvage.

Le groupe nous montre en quatre titres seulement qu’il sait passer d’un registre à un autre avec aisance et une belle volonté. On sent que les garçons peuvent encore progresser. Ils peuvent déjà se féliciter de ce premier effort, mais ils ont le potentiel pour être encore meilleurs.  Si la seconde partie peut résonner familièrement à nos oreilles, la première, en revanche, apporte un vrai vent de modernité, de fraicheur et de jeunesse. Cette partie est la plus originale musicalement parlant. Alors, à voir quelle direction les garçons emprunteront par la suite, mais, c’est tout de même grâce à « Game Over » et « Seven Heavens » qu’ils se démarquent et nous charment haut la main. Ils ont, ici, vraiment trouvé un son unique, leur propre marque de fabrique. Il faudra compter sur eux à l’avenir.

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