Objet Sonore: Et la nuit Parisienne n’en finit pas de danser !

Un label+un magazine→une compilation exceptionnelle et unique
Cette réaction presque chimique donne naissance à un objet sonore !
Il s’agit en réalité d’une compile, réalisée et proposée par Roy Music et Bonbon Nuit. Un petit bijou pour faire briller les soirées de la Capitale, unique en son genre.

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Effectivement, composée de neuf titres inédits et neuf titres rares soit dix-huit titres au total, cette compile signe aussi la rencontre entre artistes de la scène actuelles(Jérôme Echenoz, 178°, Les Fils du Calvaire, Arthur-S, Appaloosa, Jef Barbara, Joakim, Koudlam, Gilb’r, Tomorrow’s World par JB Dunkel du groupe Air…) et musiciens intergénérationnels confirmés (Christophe, Sylvie Vartan, Brigitte Fontaine).
Des sonorités électroniques aux mélodies les plus pop, « Objet sonore » c’est le CD totalement kitsch mais en même temps branché et moderne qu’il faut avoir lors d’une soirée entre amis, qu’elle soit chic ou folle.

Et parce qu’on aime toujours en savoir plus sur les audacieux projets et ce genre d’initiative qu’on approuve avec enthousiasme, nous avons pu poser quelques questions aux trois membres de l’équipage qui nous dit tout, de la création à l’avenir de leur compilation.

La rencontre « Bonbon Nuit », « Roy Music », c’était lors d’une nuit parisienne ?
C’était dans les années 80, nos mères respectives dansaient ensembles sur le dancefloor du Palace. Forcément ça rapproche !

« Objet Sonore », un titre qui veut juste dire ce qu’il veut dire, ou un message subliminal ?
La version collector porte bien son nom car c’est un véritable objet : papier noir mat 350gr Fedrigoni teinté dans la masse, impression en sérigraphie blanche, CD noir total carbone et un tirage Processus premium signé et numéroté encarté en guise de cover. Sur la version standard on a essayé de garder ce côté « objet » en imprimant sur du carton retourné et le CD est là aussi noir carbone. On vient à moitié de l’image donc c’était très important pour nous de faire un produit que t’as envie d’exhiber sur ta cheminée. Pour répondre à votre question, le titre s’est donc imposé naturellement après la conception.

Plus d’un an de recherche donc, durant lequel vous avez sélectionné les artistes, ou il faut aussi comprendre un an pour monter le projet de A à Z ?
Ça peut paraitre long mais on a demandé beaucoup d’inédits, donc le temps que les artistes les produisent … vous imaginez bien que ça ne s’est pas fait en un jour ! Cette association était pour nous une première expérience, donc il a fallu expliquer le projet, en dessiner les grandes lignes afin de convaincre les artistes de nous suivre dans cette aventure. Donc une année, à la fois pour concevoir et produire le contenu musical mais aussi la DA de l’objet.

Les avis sont toujours partagés entre ceux qui préfèrent entendre des textes en français et ceux qui trouvent l’anglais plus poétiques, et ce au sein même de la scène française. Vous précisez que dans vos compiles il y a « une majorité des morceaux en langue française », vous y mettiez un point d’honneur, ou pour le coup c’est un total hasard ?
Difficile d’affirmer que l’anglais serait plus poétique que le français au regard de la tradition littéraire française. C’est plus une affaire de conditionnement lié à l’égémonie de la culture anglo-saxone dans l’industrie musicale française à partir des années 60. S’il était de bon ton d’être complexé encore il y a peu, les années 80 et l’émergence de la french touch par la suite on finit par nous redonner confiance, d’abord dans la capacité des producteurs français à ne pas rougir devant leurs voisins outre-manche et outre-atlantique puis par conséquent dans l’emploi de la langue française. Et ce qui est valable pour la langue française l’est tout autant pour les autres cultures et langues à travers le monde. Donc rien de prémédité, mais content de participer à ce petit effort de mettre en avant une scène musicale française qui émerge et qui s’assume.

Sur cette compile se retrouvent artistes confirmés et artistes émergents, ça change des playlist avec soit que des gens très connus ou que des inconnus. Pour vous, c’est un bon mélange, un bon équilibre ?
On peut voir les choses ainsi mais on poussant plus loin, la plupart des tracks des artistes connus tels que le Vartan, le Brigitte Fontaine ou le Christophe, ne sont pas des morceaux évidents de leur discographie. Tomorrow’s world est un nouveau groupe, mais c’est tout de même JB Dunckel aux manettes, donc pas le premier venu dans le paysage musical. Quant aux groupes émergents comme Appaloosa, Echö, Victorine, on s’est évidemment déterminés très tôt sur l’exigence de les faire cohabiter avec cette scène plus établie. On a essayé en quelques sortes d’établir un dialogue entre les genres et les époques avec un fil conducteur, celui de la langue française.

Est-ce qu’avoir des noms connus et populaires sur une compilation c’est aussi une « assurance » d’attirer plus les gens que s’il n’y avait que des nouveaux talents ?
On a la chance d’être indépendant et libre. On a choisi des artistes qui nous touchent par leur intégrité, leur parcours ou par leur parti pris artistique sans concession. Après on ne va pas se mentir en cachant qu’un artiste connu est toujours une clé d’entrée pour un artiste émergent sur un projet de compilation. Et de ce point de vue-là, c’est un vrai challenge et un exercice de style des plus cocasses que de faire cohabiter Sylvie Vartan et Koudlam sur un même projet. Mais comme on l’a précisé plus haut, ce qui a d’abord primé, c’est la musique, pas l’artiste.

Dans votre présentation on peut lire « la bande originale idéale et exigeante des nuits parisiennes. ». Pour vous, les morceaux choisis sont vraiment représentatifs des nuits parisiennes ?
La facilité aurait été par exemple de choisir des morceaux qu’on écoute en club. On a préféré au contraire aborder la nuit d’un point de vue plus sensitif. Chaque morceau est une posture, incarne un esprit ou déploie une émotion comme autant de petites couleurs sur le grand tableau de la nuit parisienne.

Des organisations bientôt pour présenter votre objet sonore, vous pouvez nous en parler ?
On a organisé une première soirée Chez Moune le 7 Février pour la sortie de la compilation en mode collector chez Colette consacrée au CD2 avec les edits. Là, on produit une première soirée le 9 Avril au Réservoir avec trois artistes de la compil’ (178° – Echö – Sydney Valette) qui sera consacrée aux groupes en live de la compilation et la grosse release party le 20 avril à La Machine avec cette fois-ci comme on vous l’expliquait, des artistes émergents et des artistes confirmés : Jackson, Get a Room, Gilb’r et Appaloosa. On entamera ensuite une tournée des soirées – Objet Sonore – en province !

Une première, et déjà une récidive de prévue ou d’abord « Wait and see » ?
Attendre et voir.

imagehttps://www.facebook.com/events/136483463194217/

En effet, le 9 avril prochain, c’est au Réservoir que vous retrouvez les équipes de Roy Music et Bonbon Nuit pour une « pré-release Party » avec quelques groupes figurant sur l’album!  Le 20 avril, et il y aura des places à gagner chez Amalgame Musical, c’est à la Machine qu’ils vous donnent rendez-vous pour une soirée de folie pour le lancement officielle de l’«  Objet Sonore »  !

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