Metisolea: Quand la musique traditionnelle orientale rencontre la musique occidentale !

Metisolea, ce n’est pas simplement un groupe, c’est aussi un collectif qui a la volonté de provoquer des rencontres culturelles, un partage de talent et d’univers musicaux.
C’est avec un album de 12 titres intitulé « Rumbo a donde sea (From path to tracks) », qu’ils nous proposent un voyage aux sonorités rock, flamenco, urban beats, hip-hop mais également reggae et ska. Une troisième production pour Metisolea, disponible dans les bacs le 11 mars 2013.

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« Come with us », premier morceau qui porte bien son nom. Dès les premières notes, une ambiance nous embarque avec eux bien loin du train-train quotidien. Les paysages défilent, et ce tout le long de l’album. « Mil Melodias », la suivante, nous fait poursuivre le voyage, le soleil se dessine au fil de l’écoute. Il y a un beau mélange entre le style hip-hop et reggae-ska même si ce deuxième morceau se termine sur un son étonnement rock.
Prélude oriental et moderne, « Entre Bordeaux y Barcelona », clin d’œil à leur port d’attache et leurs influences.
Direction l’Espagne justement avec « Perdido » et « Rumbo a donde sea », quatrième et cinquième titres où se croisent hip-hop, musique orientale, flamenco et urban beats. Un subtil mélange entre une musique traditionnelle et un style moderne agrémentés par de nombreuses variations.
On continue avec « Lejos de aqui », un hymne populaire, frais, et haut en couleurs, avec ces instruments à vent qui apportent ce petit plus à la mélodie.
« Buleria Mestiza », « Iré… » et « Estocada » sont toutes trois bien différentes mais se rejoignent sur des effets électro plus ou moins présents, qui vont être fous, mixés ou scratchés. Les huitième et neuvième chansons proposent également de beaux passages instrumentaux, harmonieux, qui continuent à nous porter. Ces effets synthétiques de l’électro laisseront une empreinte aux sonorités psychédéliques dans le morceau suivant « Siéntate en las nubes » qui est à la hauteur des précédentes, preuve que jusqu’à la fin ces artistes peuvent nous surprendre. Puis, c’est finalement sur une rencontre, ou un choc entre un hip-hop à l’allure US et un son typique indien que se ferme cet album. Tout d’abord sur « From path to tracks » où il y a vraiment un beau contraste entre musique orientale et occidentale. Le sitar de « No flag » ne fera que concrétiser cette rencontre qui se termine sur un mélange de sonorités, particularité première de cette production.

Les voix, qui finalement nous servent de guides, nous proposent, vous l’aurez deviné, des textes en espagnol (et anglais pour les deux dernières chansons). Que ce soit les voix féminines ou masculines, elles font toutes passer diverses émotions, et peignent tout comme les mélodies de beaux endroits du monde.

Petit bémol (qui n’en est pas vraiment un), les morceaux sont très longs, du coup, certains paraissent chargés. Mais cela n’est rien, et n’influe pas sur la qualité de l’album.
Un album où des chemins se sont croisés pour dessiner et nous mener vers un bel univers … et ce n’est pas la pochette qui nous fera penser le contraire.

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Les Metisolea sont : Batterie, palmas : Paul Magne
Basse, Chant sur #12 : Guillaume Martial
Guitares : Marc du Mas de Paysac
Trompette, Choeurs : Laure Fréjacques
Trombone : Simon Mestres
Scratch, claviers, sax : Lucas Saint-Cricq
Chant, progs, cajon, percussions : Alex Pascau Carrasco

Ils les accompagnent:
Maxwell Wright (Ojos de Brujo) – Chant et human beat box sur #4
Kuky Santiago – zapateado sur #7, jaleos et palmas sur #4 et #7
Pierre Clavé – oud et riq sur #4, cümbüs sur #6, bouzouki sur #12
Vanessa Taleyran, Ahmed Alami et David Pascau – palmas sur 4,7,8,9,10.
Gaëtan Larrue – accordéon sur 6
Nicolas Frossard – violon sur 6 et 9
Lion of Bordeaux et Shaolin Temple Defenders – chant sur la 11
Juke – Scratchs sur 11
Joël Riffard – sitar sur 12

Retrouvez Metisolea sur leur site.

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