Shoefiti, entre folk onirique et rock poétique !

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Derrière le nom Shoefiti pourrait se cacher une paire de basket suspendue à un fil électrique, mais non, il s’agit, ici, bel et bien du projet musical d’Henri d’Armancourt appelé « HenZ », mais comme il le dit si bien «Shoefiti (…) c’est avant tout et surtout une riche collaboration entre des amis qui rassemblent leurs sensibilités dans un projet commun. ». Ainsi, en juin 2012, Shoefiti nous présentent son premier album intitulé « Only Mountains Never Meet ». Une production de 7 titres (et une intro) mélangeant subtilement la folk et le rock indie des 60’s.

Après une courte invitation à nous mettre à l’aise, la deuxième piste de l’album « Complicated Minds » nous absorbe par cette mélodie légèrement psychédélique tandis que les sonorités acoustiques nous installent confortablement dans un petit nuage qui s’élève au fil de la chanson. Et nous continuerons à voguer dans les airs avec « Memories of the Attic », dans une ambiance plus rétro/rock, où l’on s’évadera à l’écoute de la voix, très agréable, qui sait se faire puissante et calme à la fois.  Le jeu remarquable des instruments, en plus de sublimer la voix, donne un relief assez exceptionnel aux notes et stimule notre imaginaire. La chanson « 1989 » qui ressemble à de la nostalgie heureuse, nous donnera cette impression d’images qui défilent dans notre tête.

Déjà séduit par la première partie de cet album ?  La deuxième n’en sera pas moins intéressante. Le cinquième titre « Venice, it was Nothing », entre modernité et retour aux sources, nous surprendra par l’ambiance qu’il dégage et cette énérgie pure. Shoefiti et ses musiciens sont capables de beaucoup de choses et ils nous le prouvent tout en finesse. Et comme on va de surprises en surprises, de découvertes en découvertes, « Mr Sleeping Bag Man » nous saisira et nous désarmera totalement. La voix enivrante et le son de piano, simplement magnifique, dégagent beaucoup d’émotions. Émotions que nous retrouverons différemment dans la suivante « Nothing Changes », avec une ambiance et une montée en puissance assez perçante.

Notre écoute s’achèvera avec « So Far », qui résumera cet album et l’univers atypique de Shoefiti qui se confond dans une atmosphère cosmique, psychédélique et paradoxalement classique entre folk onirique et rock poétique. C’est léger, beau et simple. Ça décolle au bon moment comme on l’espère, au fur et à mesure, oui, on décolle dans une belle ambiance aérienne, puis on s’imagine voyager dans cette embarcation fantastique dessinée sur la pochette, pochette que nous devons à Temujin Charles Doran.

Tout au long de l’écoute, Shoefiti a su nous captiver en mariant parfaitement  des mélodies travaillées, une voix agréablement maitrisée et des textes originaux sciemment bien écrits, relatifs à la poésie.  Le tout nous offre une ballade mélodieuse, légère et harmonieuse, qui fait de cet album, un très très bon album.

« Only Mountains Never Meet » est disponible sur bandcamp et en vinyle dans une édition limitée.

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