Déroutants Capture

Il suffit d’un groupe pour ouvrir la voix. En Lorraine, parmi la nouvelle génération de jeunes talents, The Aerial ont été les premiers à réussir à se propulser avec succès hors des frontières régionales. Ils ont tracé un beau chemin pour les autres groupes locaux. Leurs copains de Capture sont également de Nancy. Ils font partie des formations se lançant sur leurs traces.

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Après avoir enregistré Realese, une première démo fin 2011, revoilà Dinh Alexandre Phan (chant, guitare), Amin Raffed (chant, synths, percussions), Florent Villeval (basse) et Ophélie Grosjean (Batterie) un an plus tard avec Where We All Belong, leur premier EP auto-produit.

Capture est un mélange d’indie rythmé par des guitares claires, de la pop mélancolique et planante, ainsi qu’une touche de new wave que l’on retrouve dans la présence de synthés. Tout ce petit mélange est justement calibré pour un son tout en finesse. On retrouve des mélodies fraiches accompagnées d’une douce voix grave. Trois titres seulement, mais trois ambiances différentes pour une petite excursion. La poésie de « We Rise, We Sink » nous projette dans un magnifque paysage polaire sur lequel arrive une jolie aurore boréale, tandis que « To Make Light » nous fait redescendre vers de longues pleines vertes et immaculées à perte de vue. Quant à « The Architects »,  elle nous entraîne sur la piste d’un petit club, éclairée de quelques faissaux lumineux, attendant calmement que la soirée commence. Il y a un côté insouciant dans la musique de Capture qui enferme l’auditeur dans une petite bulle de bien-être.

Malheureusement, Capture est un de ces groupes à propos desquels on n’arrive pas à se faire de vrai avis. Car oui, le son est frais, mais trop frais, il en devient même froid. Comme si un mur de glace se dressait entre la musique du quatuor et nous. De même, la légèreté des musiques peut parfois être un atout charme, mais ici, le son est tellement léger qu’il s’envole trop haut et n’arrive pas à nous entrainer jusqu’au bout avec lui. Tout comme la douceur du chant, lorsque l’on se fait trop bercer, on finit par décrocher.

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Alors, qu’en conclure sur cette jeune formation ? Oui, il y a du charme. Oui, il y a du talent. Oui, il y a de la recherche. Oui, il y a du style. Et encore oui, il y a du travail. Malgré tout cela, on a du mal à être entrainé dans leur univers. Comme si cela manquait de vie et de lumière. Il manque le petit élément percutant qui pourrait arriver à « capturer » notre complète attention. Mais ne les blâmons pas, ils ne sont qu’au début de ce qu’on leur souhaite être une belle et longue carrière. C’est en tout cas un son qu’on n’avait pas l’habitude d’entendre. C’est ce qui les fera se démarquer des autres groupes sur une scène de plus en plus saturée.

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