I WANT YOU, l’histoire d’une chanson !

Cet article parlera de « I want you » des Beatles. S’exprimer sur leur discographie serait bien trop long, c’est donc pour cela que j’ai décidé de vous narrer l’histoire, la technique de cette chanson que je définis comme la plus puissante, comme la plus belle musique d’amour du XXème siècle.

Imaginez la tension qui règne au studio Abbey Road entre les 4 gamins de Liverpool lors de l’année que Gainsbourg qualifia comme « érotique ». John Lennon épouse cette femme dont Paul McCartney déteste tant la présence le 20 mars, les deux frères, que rien ne pouvaient séparer à l’’époque, sont à présent devenus ennemis à cause de la concurrence. John a maintenant perdu son rôle de leader depuis trop longtemps entre la défonce, le divorce avec sa première femme et sa rencontre avec Yoko. Il n’’a plus trop le temps de composer (bon certes cela ne l’’empêche pas de composer des tubes qu’aucun artiste n’est capable de faire comme «I’’m only sleeping» ou «Come Together» pour ne citer que ces deux là). Mais bon, entre temps, Paulo a récupéré le flambeau à merveille. Il a composé les trois quarts de Revolver, a eu l’’idée de créer sa troupe sous le nom de Sgt Pepper Lonely Heart Club Band et a réussi a faire pleurer et devenir fou Brian Wilson. George Harisson peine toujours à faire son trou devant le tandem de folie devant lui malgré ces dernières merveilles comme «Something» «Love you to» et commence à ne plus supporter Paul McCartney comme il écrira plus tard «il fallait faire 59 chansons de Paul avant qu’’il daigne écouter les vôtres». Ringo, lui est plus direct il se barre des studios, commence à en avoir ras le bol, a l’’impression de ne pas être aimé.

Mais malgré l’’antipathie de McCartney pour sa femme. Lennon arrive un beau jour avec une chanson d’amour tout droit sorti d’un autre monde. Ce dernier admet l’’influence que Yoko a eu sur son nouveau style de composition, disant qu’’il espérait pouvoir composer un jour une chanson parfaite utilisant un seul mot ; un poème qu’écrivit Yoko Ono en 1964 se composait du seul mot «eau». Lors de cette chanson Lennon emploie uniquement 14 mots et 12 si l’on retire les «it’’s» et «she’’s».

(C’est le moment de vous jeter sur itunes et de rechercher ce chef d’œuvre « I want you » pour lire ce qui va suivre)

«Mon dieu, ce riff» Vous devez être en train de vous dire et vous avez bien raison. Admirez ce blues torturé, d’’une richesse rythmique exceptionnelle et oui car Ringo à l’arrière change tout le temps de rythme, et la guitare, la voix de Lennon disant «I want you» et bim la musique repart jusqu’ au prochaine parole de Lennon. Il commence à crier de plus en plus fort son «I want you I want you So bad It’s driving me mad It’s driving me». Comme si qu’au fil de la chanson sa passion pour sa muse devenait de plus en plus fort. Puis arrive le «Yeah she so» accompagné d’’un fabuleux solo de synthé avant que retentisse «heavy» et Lennon part dans ce qu’on appelle dans le milieu du rock : un putain de solo de guitare, le solo qui nous pousse à le respecter. Puis retentit à la fin le cri d’amour, celui qui donne l’’impression que ce dernier aime cette fille, qu’il emmerde tout ceux qui la critique. Que de toute façon dans le futur se sera uniquement Lennon et Yoko et non Lennon et McCartney. (Malheureusement pour nous, Lennon avait raison).

C’’est lors de ce dernier solo de guitare, avec ces effets de courant d’air qui ont envolés les Beatles vers des routes différentes. Vous l’’aurez compris, c’est en terminant cette chanson, le 20 août 1969, que les Beatles au complet —- John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr – — ont été réunis tous les quatre en studio pour la toute dernière fois.

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